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  • Photo du rédacteurAmmoneo

Atelier "Fresque de l'économie populaire"

Jeudi 15 juin, au sein du pôle associatif Félix Thomas de Nantes, se sont réunis quelques motivés pour tester la "Fresque de l'économie populaire", créé par mes soins dans le cadre de la structure Ammoneo.


Photo des participants au cours de l'atelier
La concentration était au rendez-vous

La Facilitation, un outil puissant.

Comme le nom de l'association Facilit&Co le suggère, nous croyons à la puissance du collectif, du travail en groupe, encore faut-il savoir encourager ou structurer les énergies en présence. C'est la mission de l'animateur, mission qui est plus ardue qu'elle n'y paraît de prime abord. Heureusement, c'est en animant qu'on devient animateur.


En parallèle, on ne peut que constater que les ateliers participatifs de type "Fresque" ont le vent en poupe et se multiplient ; il y avait manifestement un vide à combler. En effet, ils sont particulièrement adaptés pour expliciter des sujets complexes, aux ramifications qui interagissent entre elles. Ce format “horizontal” est de plus redoutablement efficace pour permettre aux participants de mieux s'approprier une problématique.



La Transition, un sujet complexe.

"Une Fresque de l'économie populaire d'accord, mais quel rapport avec la transition écologique et sociale ?" On l'a brièvement mentionné plus haut en évoquant le succès du format "Fresque", mais les défis écologiques et sociaux auxquels nous nous heurtons demandent régulièrement des approches pluridisciplinaires pour être appréhendés. Il n'y a pas de solution simple : on risquerait de traiter les symptômes plutôt que la “maladie”.


« Nous sommes encore aveugles au problème de la complexité. [...] Nous sommes toujours dans l’ère barbare des idées. Nous sommes toujours dans la préhistoire de l’esprit humain. Seule la pensée complexe nous permettrait de civiliser notre connaissance. »

- E. Morin, Introduction à la pensée complexe, Paris, Editions du Seuil, 2005, p. 24


C'est ainsi que l'économie et les infrastructures bancaires et financières en place (qui encadrent et régissent quasi-toutes nos activités d'échange) ont une influence majeure sur nos comportements et habitudes, sur la société que nous avons construit ou sommes en train de construire. Dit autrement, on ne résoudra pas les crises écologiques et sociales en cours, avec le système économique qui les cause.



L'Économie populaire, une troisième voie.

Largement sous les radars - probablement parce qu'elle ne met pas en avant des perspectives de croissance alléchantes, ce qui la situe en fin de compte en-dehors des valeurs et considérations prisées par nos médias traditionnels - l'économie populaire est un phénomène émergent en Amérique du Sud, né en réaction aux politiques néolibérales pour lesquelles ce continent a été le précurseur, voire le cobaye.


À distinguer de l'économie dirigée et de l'économie de marché, l'économie populaire ouvre de nouvelles voies / possibilités aux citoyens et aux citoyennes qui ont le sentiment d'être plus que de simples consommateurs, qui ont la conviction que la politique ne se cantonne pas à déposer son bulletin de vote dans une urne uniquement quand on nous le demande...

Si tout ce qui a été dit ici vous parle, je vous invite à parcourir le site ammoneo.org.


À quand la prochaine Fresque de l'économie populaire organisée par Facilit&Co ? Contactez-nous et nous verrons cela ensemble !


À une prochaine, Aurélien

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